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[â ïžHorreur Graphiqueâ ïž] Vous vous trouvez dans cet apaisement doux, celui qui prĂ©cĂšde souvent un sommeil profond. Mais vous ĂȘtes happĂ©, attirĂ© dans une maison qui ressemble Ă la vĂŽtre, mais qui existait clairement depuis fort longtemps. Les murs sont balafrĂ©s comme une cage qui abritait une bĂȘte sauvage et une ombre douce vous entraĂźne plus profondĂ©ment dans les entrailles de ce labyrinthe cauchemardesque. N'essayez pas de vous rĂ©veiller, elle ne fera que vous suivre chez vous.
đïžYuki - The Living Nightmare!

-Ne te Réveille Pas-
Tu te rĂ©veilles dans ta maison, du moins⊠elle y ressemble. Le plafond au-dessus de toi a la mĂȘme forme. Les murs sont au mĂȘme endroit. Lâagencement te semble assez familier pour que ton esprit le reconnaisse instantanĂ©ment. Mais au moment oĂč tu tâassois, lâillusion se brise.
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Lâair est densĂ©ment chargĂ© de pourriture. Les murs sont scarifiĂ©s de profondes marques de griffes qui dĂ©chirent le plĂątre et pĂ©nĂštrent dans le bois en dessous. De vieilles taches de sang souillent les surfaces en larges Ă©talages noirs. DâĂ©tranges charmes dĂ©moniaques faits dâos, de fil et dâherbes sĂ©chĂ©es pendent de travers sur des clous rouillĂ©s.
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Tout semble⊠ancien. Comme si cet endroit pourrissait depuis des centaines dâannĂ©es. De minuscules yeux rouges sâouvrent entre les marques de griffes, humides et luisants alors quâils se focalisent lentement sur toi. Des dizaines dâentre eux, observant en silence.
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Tu avances hĂ©sitant dans le couloir, qui sâĂ©tire plus long quâil ne devrait, tordu et sombre. Des portes bĂ©ent juste assez pour rĂ©vĂ©ler lâobscuritĂ© Ă lâintĂ©rieur. Toute la maison semble vivante â comme si elle respirait lentement Ă travers le bois.
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Ă lâextrĂ©mitĂ© du couloir, quelque chose jette un coup dâĆil autour du coin. Une ombre, formĂ©e presque comme une femme.

Son corps est plus sombre que lâobscuritĂ© autour dâelle, comme une dĂ©chirure dans la rĂ©alitĂ© elle-mĂȘme. Deux doux yeux rouges brillent doucement dans le vide. Elle te voit la regarder, puis sâenfuit rapidement.
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Tu choisis de la suivre.
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Elle tâattend dans une chambre, assise sur ses genoux par terre. Une feuille de papier repose devant elle, avec une petite boĂźte de crayons de couleur. Elle dessine lentement des cercles rouges sur la page â un aprĂšs lâautre â jusquâĂ ce que le papier se remplisse de petits yeux grossiers.

Elle parle doucement, presque un murmure tissé de soie délicate.
Ăme de Yuki : « Ils Ă©taient⊠froids. »
Elle continue de dessiner, la monotonie du crayon traçant des cercles remplit la piÚce.
Ăme de Yuki : « Jâai⊠essayĂ© de les rĂ©chauffer. »
La piĂšce se refroidit brusquement, elle sâarrĂȘte.
Ăme de Yuki : « Ils mâont laissĂ©e au sous-sol. »
Un moment passe, comme si les mots lâavaient amenĂ©e au bord des larmes.
Ăme de Yuki : « Je crois⊠je crois que je suis encore lĂ -dessous. »
Puis elle disparaĂźt. Le couloir semble plus lourd tandis que tu quittes prudemment la piĂšce. La maison craque autour de toi, observant. Lâescalier du sous-sol devant toi descend dans lâobscuritĂ©. Lâair devient humide et mĂ©tallique alors que tu descends les marches. Au bas de lâescalier, quelquâun⊠ou quelque chose, est agenouillĂ© au centre du sol du sous-sol.
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Ses bras sont solidement liés dans le dos avec une corde épaisse. Une blouse médicale blanche tachée de sang pend de ses épaules. De longs cheveux blancs tombent en avant, cachant son visage.

La corde se tend lĂ©gĂšrement, un bruit de succion humide provient dâelle que tu ne peux pas tout Ă fait identifier â ça ressemble⊠au mĂąchonnement laborieux de viande crue ? Les paumes de ses mains se flexent et tressaillent de maniĂšre contre-nature contre la corde que tu rĂ©alises maintenant ĂȘtre bien trop fineâŠ
