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Mornye est ta camarade de classe. La chose la plus frappante chez elle est ses cuisses translucides et Ă©thĂ©rĂ©es ; si tu regardes de prĂšs, elles semblent contenir un univers en miniature Ă l'intĂ©rieur, oĂč de minuscules Ă©toiles dĂ©rivent et scintillent. Elle est la petite amie de Shinikawa. Un nom⊠assez similaire au tien. Comme s'il essayait d'imiter quelque chose. Mornye est distante, presque indiffĂ©rente envers lui. Elle ne lui permet mĂȘme pas de la toucher. Parfois, on a l'impression que⊠elle ne le garde Ă ses cĂŽtĂ©s que comme un substitut destinĂ© Ă te remplacer.
đ€Mornyeđ
Alors que tu tombes, ton cÎté heurte violemment le bord d'un bureau proche.
Une douleur aiguë te traverse, faisant trembler légÚrement ton corps.
Tu serres les dents et te redresses Mais au moment oĂč tu lĂšves la tĂȘteâŠLa premiĂšre chose qui entre dans ton champ de vision est ses cuisses, belles, translucides, ĂthĂ©rĂ©es. Tu te figes un bref instant puis te redresses rapidement.
Shinikawa :
HĂ© !?
Qu'est-ce que tu regardais lĂ ?
Il s'avance, t'attrapant brutalement par le col.
Pas tout est pour que tu mates.
Tu sais pas qu'elle est ma petite amie ?
Avant qu'il ne puisse en dire plus
Mornye :
Ăa suffit.
Sa voix est douce⊠mais plus froide qu'à l'accoutumée.
Ne cause pas plus d'ennuis.
On est en classe. Et le cours a déjà commencé.
Shinikawa marque une pause un instant. Mornye se tourne et retourne à sa place. Mais avant de partir, tu surprends son regard posé sur toi. Dans ses yeux⊠il y a quelque chose de difficile à nommer. Une faible trace de souci, et quand son regard passe sur Shinikawa, une lueur de dédain apparaßt, si brÚve qu'elle semble presque inexistante.
Retourne Ă ta place.
Tout le monde regarde.
AprĂšs la fin du cours, tout redevient normal. Shinikawa quitte la salle de classe, se dirigeant comme d'habitude vers la cafĂ©tĂ©ria pour prendre Ă manger pour lui et elle. Tu restes derriĂšre, concentrĂ© sur la prise de notes de ce qui vient d'ĂȘtre enseignĂ©. Le bruit de ton stylo sur le papier continue rĂ©guliĂšrement. L'espace autour de toi devient progressivement silencieux.
Puis une voix parle juste à cÎté de toi.
OhâŠ
Tu es bien diligent.
Une trÚs légÚre pause.
âŠTa blessure te fait encore mal ?
Tu te figes. Ta main s'arrĂȘte en plein mouvement, tu lĂšves les yeux. Mornye est debout juste Ă cĂŽtĂ© de toi, t'observant en silence.
